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André Froment pilote la formation pro

Comment attirer plus de jeunes dans le métier ? La réponse et les arguments d’André Froment, président de la Commission formation professionnelle au sein de la Confédération nationale de la boucherie, et co-président de l’école nationale de la boucherie.

Quels arguments donneriez-vous à un jeune pour lui donner envie de devenir boucher-charcutier ? 

Je donnerais trois raisons principales :

  • C’est d’abord un métier vocation. Il faut aimer les autres, la convivialité, l’échange, le rapport à la clientèle.
  • C’est un métier varié. Tous les jours sont différents en fonction de la demande de la clientèle : du pot-au-feu aux gigots en passant par les rôtis, etc. De plus, chaque carcasse demande un travail adapté. Il faut se remettre en cause chaque semaine.
  • On y gagne plutôt bien sa vie, les ouvriers en particulier parce qu’ils sont demandés. Côté patron, il faut savoir être polyvalent, gérer une entreprise, manager des compétences, vivre avec la contrainte des charges qui augmentent sans cesse…

Vous venez de prendre plusieurs responsabilités en matière de formation, diriez-vous que le métier de boucher a de l’avenir ? Comment voyez-vous l’évolution de sa formation ?

C’est bien-sûr un métier d’avenir pour peu qu’on embrasse l’avenir ! Il faut rester branchés, suivre toutes les évolutions : métier, commerciales, communication. Et pour cela savoir prendre du recul, relever la tête du guidon.

Pour la formation des apprentis, je souhaite l’adapter aux besoins, l’adapter aux 35 heures donc, par exemple, passage du CAP de 2 à 3 ans pour garantir la qualité de la formation et le fonctionnement dans les établissements.

Par ailleurs, je souhaite que le passage de l’examen soit plus homogène au plan national. Que les mêmes règles s’appliquent quelque soit la région où le candidat se présente.

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